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WESS et la mode équitable 

Robe à épaule dénudées et mode équitable Short en tencel et mode équitable Short tropical en coton bio et mode équitable

Wess s’engage dans une démarche totalement solidaire au commerce et à la mode équitable dans l’ensemble des produits proposés sur son site  !

Réel mouvement sociétal, la mode équitable voit tout un tas d’initiatives se développer au quatre coins du globe. En mariant réjouissance du style et conscience sociale et écologique, elle s’éloigne de plus en plus du cliché « baba cool » des années soixante-dix qui lui a collé aux baskets durant de nombreuses décennies. Aujourd’hui, elle tend plus vers une véritable tendance d’avenir abordable et accessible, qui a bien planté sa graine dans l’industrie du textile.

Fast-fashion ou je m’en foutisme exacerbé

Ces termes vous sont sûrement familiers. Consommation de masse, mass market, production de masse, etc. La liste est longue. Ces termes sont synonymes d’une fabrication et d’une consommation démesurée de produits. L’abondance de vêtements de différentes enseignes, fabriqués en énorme quantité conditionne à surconsommer la mode, parfois jusqu’à la frénésie.

Selon l’Institut Français de Mode, entre 1990 et 2008, la consommation de vêtements a augmenté de près de 35%. Certaines marques peuvent proposer jusqu’à quarante collections par an, ce qui représente pas loin de quatre-vingt milliards de vêtements. Les armoires craquent sous le nombre de pièces accumulées.

Cette tristesse consumériste cache une autre réalité, bien triste également. La plupart de ces vêtements sont issus d’un mode de production boulimique en eau, en pétrole, en pesticides et autres produits chimiques. Ils sont également issus d’un modèle de fabrication où les salaires avoisinent environ 1% du prix de revente de ces pièces. Bref, exploitation des ouvriers et pillages environnementaux sont les maîtres-mots de la situation.

Depuis quelques dizaines d’années, une délocalisation des ateliers de production a eu lieu des pays occidentaux vers les pays en développement. Dans ces derniers, les normes environnementales liées à la fabrication de textiles et vêtements sont parfois presque inexistantes. Et la plupart du temps les normes du travail ne sont que très peu respectées.

La course au pays le moins onéreux est engagée. Se développent alors au sein de ces pays, pour se démarquer des autres et essayer d’attirer le plus d’entreprise étrangères, des zones franches d’exportation. Ces zones sont caractéristiques de réglementations minimes.

Comment ça marche ?  

Les entreprises s’implantant dans ces zones auront accès à des infrastructures gratuites, des exemptions de taxes et le plus souvent, à un absentéisme prolongé de normes environnementales. Ajouté à cela, il n’est pas rare que des pressions continues soient exercées sur les conditions de travail des employés afin qu’elles soient les plus inexistantes possibles.

Les ouvrières et ouvriers travaillant dans les secteurs du vêtements aux quatre coins du monde se font concurrence afin d’être embaucher pour des emplois qui ne leur offriront même pas le minimum. Les salaires sont étriqués, tout comme les conditions de travail, notamment concernant la santé et la sécurité. Les heures supplémentaires ne sont jamais payées, le travail des enfants est commun, et la liste continue.

Le cadre du commerce équitable

Dans ce contexte là, le commerce équitable cherche, de manière générale, à placer l’humain et l’équité au coeur des différents rapports. Le but est de rétablir des relations plus justes entre les consommateurs et les producteurs marginalisés. C’est un partenariat commercial dont les bases sont l’échange, la transparence et le respect. Avec toujours comme but de développer une plus grande équité au sein du commerce mondial.

Once d’histoire

Le commerce équitable trouve ses origines en Europe dans la période d’après-guerre. Et plus particulièrement sous l’instigation d’organisations caritatives et humanitaires. Conjointement, dans les pays en développement, déjà des mouvements, de producteurs souhaitant faire entendre leurs voix, réclament des relations commerciales plus justes. Cela leur permettrait d’assurer leur quotidien mais également de s’approprier leur propre développement.

Dans la période de fin des années cinquante, une association néerlandaise s’inspirant du roman de l’auteur Multatuli (ou Eduard Douwes Dekker) décide de proposer des produits provenant de pays en voie de développement. Elle les vend par correspondance par le biais d’églises ou de réseaux altermondialistes. Dans sa démarche, l’association court-circuite les intermédiaires peu prédisposés au partage des recettes. Dans le même temps, elle ouvre la voie au commerce équitable tel qu’on le connaît aujourd’hui.

Le saviez-vous ?
Eduard Doutes Dekker, aussi appelé Multatuli, est l’auteur d’un roman anticolonialiste intitulé Max Havelaar. Le livre présente la coaction exercée (notamment par le travail forcé) sur des paysans de la région de Lebak, sur l’île de Java alors dans les Indes néerlandaises. Le protagoniste du roman, Max Havelaar mène aux côtés des petits planteurs de café de cette région, un combat pour un commerce plus juste et équitable. Le roman est considéré comme le meilleur de toute la production littéraire des Pays-Bas du XIXe siècle. Son héros donnera son nom à la célèbre association de commerce équitable qui a… ben, le même nom 😉 .

Durant les années quatre-vingt, le commerce équitable prend une nouvelle tournure et devient alors un véritable mouvement. Auparavant, celui-ci était resté isolé au sein de circuits de distribution spécialisés. Il n’était donc populaire qu’auprès de personnes déjà sensibles à la question.

Dès lors, les consommateurs se montrent de plus en plus concernés par les différents problèmes d’environnement. Mais également par les conditions de fabrication des pays en développement.

Dans un second temps, en 1986, des petits planteurs de café du Chiapas (Mexique) tirent la sonnette d’alarme sur les conditions dans lesquelles ils exercent leur travail. Les Pays-Bas sont de nouveau les premiers à répondre. L’association Max Havelaar est créée en 1988 à la suite de cela.

Celle-ci souhaite rapprocher les petits producteurs de pays en développement avec les importateurs et torréfacteurs européens. L’association Max Havelaar permet au producteur de se voir promis un salaire minimum. Il est en général supérieur aux prix du marché.

Le but est d’assurer :

  • Une rémunération du travail équitable pour les producteurs marginalisés. Il pourront ainsi répondre à leurs besoins élémentaires tels que l’alimentation, le logement, la santé, l’éducation et la protection sociale

  • Un renforcement des différentes organisations de producteurs de pays en développement. Mais aussi la promotion et le soutien de celles-ci

  • La transparence et la démocratie participative au sein de ces associations

  • Le respect des droits de l’homme et du travail notamment en refusant le travail des enfants et le travail forcé

  • Encouragement de la protection de l’environnement

L’ensemble des produits bénéficiant du label Max Havelaar France sont contrôlés par des organismes indépendants. Notamment durant les étapes de la production et sur la traçabilité.

 

Cadre légal

Et la loi française, elle en dit quoi alors  ?

L’article 94 de la loi du 31 juillet 2014 est relatif à l’économie sociale et solidaire. Il donne la définition suivante du commerce équitable :

« Le commerce équitable a pour objet d’assurer le progrès économique et social des travailleurs en situation de désavantage économique du fait de leur précarité, de leur rémunération et de leur qualification, organisés au sein de structures à la gouvernance démocratique, au moyen de relations commerciales avec un acheteur, qui satisfont aux conditions suivantes :

  • Un engagement entre les parties au contrat sur une durée permettant de limiter l’impact des aléas économiques subis par ces travailleurs, qui ne peut être inférieure à trois ans.

  • Le paiement par l’acheteur d’un prix rémunérateur pour les travailleurs, établi sur la base d’une identification des coûts de production et d’une négociation équilibrée entre les parties au contrat.

  • L’octroi par l’acheteur d’un montant supplémentaire obligatoire destiné aux projets collectifs, en complément du prix d’achat ou intégré dans le prix, visant à renforcer les capacités et l’autonomisation des travailleurs et de leur organisation.

Chaque entreprise intervenant dans ces filières est en mesure de produire des informations relatives à la traçabilité des produits.

Les entreprises faisant publiquement état de leur appartenance au commerce équitable participent à des actions de sensibilisation et d’éducation à des modes de production et de consommation socialement et écologiquement durables. »

Les pilliers du commerce équitable

Mode équitable : la solution ?

Définitions

Dans la continuité du commerce équitable, la mode équitable s’impose comme une réponse légitime à la fast fashion.

Tout d’abord, des petites définitions s’imposent pour mieux comprendre ses fondements et pour départager les concepts de mode éthique et mode équitable.

 

Mode éthique :

Elle insiste sur le respect des Droits de l’Homme sur les lieux de travail et sur le concept de qualité sociale. C’est à dire, la proscription du travail forcé, de l’exploitation des enfants et de la discrimination raciale ou sexuelle. Mais également la liberté syndicale et le respect de certaines normes d’hygiène et de sécurité.

Mode équitable :

Elle possède un degré d’exigence supérieur car elle prend en compte la dimension pays développés/pays en développement. La mode équitable prône que la totalité de la filière respecte les codes du commerce équitable. Finalement, son ambition première est l’instauration des relations commerciales justes, fondées sur la transparence et le respect.

Ces deux concepts sont additionnels. Ils font tout deux partie d’une démarche de développement durable qui s’appuye notamment sur trois aspects différents :

  • Équité sociale

  • Efficacité économique

  • Qualité de l’environnement

 

Solutions apportées : 

À part en faisant l’autruche, il est difficile de passer à côté du fait qu’un nombre conséquent de grandes enseignes du prêt-à-porter récoltent des bénéfices titanesques en proposant des produits à très bas prix. Dans la même logique, difficile de ne pas savoir que que ces mêmes bénéfices sont issus de l’exploitation humaine et environnementale.

C’est ce contre quoi la mode équitable se bat. Elle met en lumière une alternative intègre, honnête et accessible contre l’esclavagisme des temps modernes exécutés par les têtes d’affiche de la fast fashion.

Dans un même temps, elle ambitionne de lutter contre cette forme de dépendance à l’achat de vêtements low-cost. Notamment en exposant qu’il n’est pas nécessaire de consommer des tonnes de vêtements pour être bien habillé et à l’aise dans ses baskets.

Objectivement, consommer équitable améliore l’existence des différentes personnes prenant part aux multiples étapes de production d’un vêtement. L’ensemble des acteurs, qu’ils se trouvent sur le sol européen ou dans des pays en développement comme l’Inde ou le Bangladesh, contribuent à des échanges commerciaux assurant une redistribution honnête et juste des ressources financières.

Ainsi, comme dit précédemment, l’ensemble des droits individuels sont assurés. Cela sous-entend un revenu juste, un accès aux soins de santé et à une couverture sociale.

Malgré leur inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, ces droits ne sont encore que trop peu appliqués. Notamment, à cause de la prééminence des grandes marques de mode et de leur despotisme du prix bas. Cependant, malgré l’accroissement de marques éthiques.

Opter pour la mode équitable c’est également se tourner vers une mode transparente quant à la provenance des matières premières.

 

Matières utilisées

Les principales matières utilisées dans la mode équitable sont des fibres naturelles, biologiques et/ou recyclées comme :

  • le coton biologique, qui sera cultivé sans utilisation d’engrais chimiques, de pesticides, de métaux lourds ou autres produits toxiques (à contrario du coton traditionnel qui est l’une des culture les plus polluante au mode – ndlr : vous pouvez lire notre article sur le coton bio si vous souhaitez en savoir plus)

  • Des matières naturelles telles que le lin, le chanvre, la fibre de bois

  • Des matières synthétiques comme le lyocell ou le tencel qui sont issues de la pulpe d’eucalyptus.  De plus, très peu d’eau et pas de produits chimiques sont nécessaires pour transformer ces fibres.

  • Les matières issues de la récupération et du recyclage

Principaux labels

Voici une mini liste non-exhaustive des principaux labels / associations promouvant le commerce et plus particulièrement la mode équitable.

 

  • Fair Wear Foundation

Fair Wear Foundation (FWF) est une organisation indépendante à but non lucratif  créée en 1999 au Pays-Bas. Elle travaille avec des marques, des usines, des syndicats, des ONGs et parfois des gouvernements afin de vérifier et améliorer les conditions de travail de travailleurs textiles. Elle est présente dans onze pays producteurs différents à travers l’Asie, l’Europe et l’Afrique.

En rejoignant la fondation, les entreprises doivent signer la Charte de la FWF, qui s’inspire des standards de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) et ceux de la Déclaration des Droits de l’Homme des Nations Unies.

De plus, l’organisation garde la trace des améliorations faites par les entreprises affiliées avec lesquelles elle travaille. De plus,  elle publie fréquemment des rapports publics permettant de voir si les entreprises ont atteint leurs objectifs.

FAIR WEAR FOUNDATION pour la mode équitable

  • Fair trade – Max Havelaar

Fairtrade / Max Havelaar est un mouvement international regroupant des ONGs ainsi que des représentants de producteurs. Son objectif est le suivant. L’utilisation du commerce afin de donner à des paysans et travailleurs agricoles de pays en développement les moyens de lutter eux-mêmes contre la pauvreté. En France, l’association Max Havelaar France le représente.

Pour changer la donne, le mouvement Fairtrade / Max Havelaar a lancé un défi : construire, à son échelle, un commerce à échelle international plus équitable. Aujourd’hui, le label regroupe des associations dans plus de trente pays différents et des réseaux de producteurs présents sur les quatre continents, représentés à part égale dans les organes de gouvernance.

Ainsi, sur l’année 2015-2016, environ 1,65 millions de producteurs et travailleurs ont été aidés par Fairtrade/Max Havelaar. Ceux-ci étaient regroupées dans 1.226 organisations de producteurs. La plupart sont en Amérique latine et aux Caraïbes (647). On en trouve aussi en Afrique et au Moyen-Orient (392) et en Asie et en Océanie (187).

Le chiffre d’affaires mondial était de 7,3 milliards d’euros en 2015.

Fair Trade Max Havelaar mode équitable

 

 

Et si vous pensez encore que mode équitable est synonyme de chaussures de lutin, sarouels et seins à l’air… Alors, attendez-vous à voir vos idées reçues et clichés déstabilisés par l’abondance de propositions, offres et choix florissant sur le marché de la mode équitable. 😉