Sous-total: 0,00


Votre panier est vide.

Sélectionner une page

Hello guys !

Aujourd’hui on a envie de vous parler d’un sujet qui nous tient beaucoup à coeur et qui est dans les cartons depuis un moment : le commerce équitable. Quand on pense mode éthique, on a vite tendance à l’associer au Made in France. En tout cas c’est ce qu’on a pu observer lors de nos différentes discussions, du coup on avait envie de se pencher sur le sujet de la fabrication à l’étranger qui nous tient à coeur.

Marine et moi avons commencé Wess après une prise de conscience des ravages de l’industrie textile dans le monde, mais aussi après une longue discussion avec une marque indienne qui produit en commerce équitable.

Le créateur nous a parlé d’un fléau qui touche son pays : le taux de suicide des cultivateurs de coton, environ 300 000 personnes depuis 1998*. Chiffre tout à fait alarmant qui nous a fait réfléchir à l’industrie vestimentaire dans son ensemble; et à pourquoi les producteurs sont forcés à tenir une telle cadence de production. Sans rentrer dans les détails techniques ni dans les conclusions faciles, la situation est telle qu’ils sont entre autre obligés de s’endetter auprès de groupes industriels et finalement, à force de problèmes financiers, à en venir à cette solution extrême.

Mode commerce équitable

@thebetterindia.com

Ce n’est une surprise pour personne que depuis les années 90 et la naissance de la fast fashion (des vêtements produits à outrance pour coller à des tendances toujours plus éphémères et venir remplir des placards toujours plus débordants) nous avons utilisé les pays du sud comme nos fournisseurs officiels de matières premières et de vêtements finis sans aucune considération pour les gens exploités ni l’environnement.

@news.images.itv.com/

Savez-vous par exemple qu’en Inde on peut savoir la couleur de la saison prochaine rien qu’en regardant les rivières qui changent de couleur à cause des nombreux colorants toxiques ? Il y a 40 millions de personnes qui travaillent dans des usines de vêtements à travers le monde. Plus de 85% sont des femmes qui gagnent moins de 3$ par jour*. Sans compter le nombre de problèmes liés à la santé de ces travailleurs et à leur sécurité. Les dernières années sont jonchées de scandales dramatiques tels que le Rana Plaza.

@sahanasingh.com

Par ailleurs, la demande ayant motivé l’offre, ces pays fournisseurs ont développé une réelle économie autour de cette industrie et en sont donc fortement dépendant. Par exemple, le Bangladesh compte plus de 5M de travailleurs dans l’industrie du textile, cela correspondant à plus de 80% des exportations du pays.*

Donc si on récapitule, l’industrie textile est une catastrophe humaine et environnementale qui touche principalement les pays en développement dans lesquels les vêtements sont fabriqués.

Alors qu’elle est la solution ?

Nous ne pensons pas chez Wess que ce soit de rapatrier la production en France à tout prix. Nous, nous avons fait le choix de créer nos vêtements dans les pays en voie de développement avec un historique dans le textile et surtout au plus près de la matière première de ces dits pays. Par exemple, quand nous travaillons avec du coton biologique nous produisons en Inde. 

Bien sur, nous ne travaillons pas avec des usines lambdas mais en commerce équitable ou via des coopératives qui assurent aux travailleurs les droits les plus basiques. Droits qui sont, entre autre, un salaire correct, de bénéficier de conditions de travail sûres, de congés payés et de la possibilité d’envoyer leurs enfants à l’école.

Le but est peut-être naif mais il s’agit de créer un cercle vertueux. Un employé avec un salaire juste qui lui permet de faire vivre sa famille peut envoyer ses enfants à l’école, enfants qui peuvent être éduqués et peuvent tirer leur village entier vers le haut sur les générations suivantes.

Notre but n’est certainement pas de critiquer le Made in France mais de se poser les bonnes questions.

Un t-shirt made in France en coton Made in India, quel est l’intérêt ?

Que faisons nous de ces 40 millions de travailleurs que nous avons exploités pendant des années quand H&M et Zara avaient encore pignon sur rues et que la mode responsable ne rencontrait pas un tel écho ?

Nous avons une position qui est très souvent challengée par les nombreuses personnes que nous rencontrons. le fait de se qualifier d’eco-responsable et d’importer nos vêtements de si loin. Nous qualifions nos vêtements d’éco-responsables car nous choisissons toujours des matières qui ont le plus faible impact environnemental possible et qui sont fabriqués de la récolte de la matière première au produit fini dans un périmètre restreint. C’est un choix que nous avons fait et auquel nous tenons, celui d’avoir un impact positif même extrêmement minime sur ces millions de travailleurs textile dans les pays en voie de développement.

N’oublions pas qu’en Occident nous avons la force de faire bouger pas mal de choses, dans le bon et le mauvais sens. En 2008, quand le scandale du travail des enfants au Bangladesh a éclaté, des milliers d’Américains se sont mis a boycotter la fabrication en provenance de ce pays. La réglementation  a alors été modifiée et a interdit le travail des enfants en dessous de 14 ans. Résultat : des milliers d’entre eux se sont retrouvés à la rue sans ressources livrés à la malnutrition, aux gangs ou à la prostitution.*

@theguardian.com

Voilà vous savez tout sur le positionnement de Wess sur la question. Nous ne nous prétendons pas expertes du sujet loin de là, mais nous essayons toujours de faire les choix que l’on pense les plus justes pour que la mode de demain soit la plus responsable possible pour tout le monde.

N’hésitez pas à nous dire ce que vous pensez en commentaire 🙂

XX

Sources :

*1 – https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5427059/

*2- https://truecostmovie.com/learn-more/human-rights/

*3 – https://cleanclothes.org/resources/publications/factsheets/bangladesh-factsheet-2-2015.pdf

*4- Where am I wearing, Kelsey Timmerman